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Champ de 2000m² en République Démocratique du Congo

Le champ de 2000m² de notre partenaire en République Démocratique du Congo se situe à Kalele, dans la localité Makuba à 55 kilomètres à l’Ouest de la Ville de Tshikapa, chef-lieu de la nouvelle Province du Kasaï. Le printemps y commence généralement vers mi-août et la nouvelle végétation commence vers fin août-début septembre. Le climat est tropical et humide, caractérisé par 8 mois de pluies et 4 mois de sécheresse. Les températures maximales varient entre 28 et 32°C tandis que la température minimale oscille, elle, entre 18 et 20°C. Les précipitations sont très abondantes au cours de l’année.
Le sol du champ est lui de type argilo-sablonneux, très fertile aux différentes cultures. Dans la partie Est du champ, c’est le sol alluvionnaire qui prédomine le long de la rivière Lovua. Les cultures dominantes sont le manioc, le maïs, le millet, le haricot, les ignames, les ananas, les bananes plantains, ainsi bien que les agrumes (orangers, mandariniers, pamplemoussiers, citronniers). Mais il y pousse aussi des avocatiers, des manguiers… On y cultive également des cultures maraîchères telles que les aubergines, le poivre, l’oseille, le gombo et l’amarante. Il est important de noter que l’agroforesterie pratiquée sur le champ est mise en place de manière durable.

La dernière période de végétation, appelée « Saison B/2017 », a commencé le 15 janvier 2017, date du début de semis, suivant le calendrier agricole de la région. Cette phase s’est arrêtée autours du 15 février 2017. Pendant cette saison, c’est la culture des légumineuses, tels que le soja, le niébé et le haricot, qui est privilégiée. Cette année, ce sont le maïs, le soja et certaines cultures maraîchères telles que la tomate, l’aubergine, l’amarante et l’oseille qui ont été plantées.

Le champ de 2000m² en République Démocratique du Congo a plusieurs vocations; il assure tout d’abord la souveraineté alimentaire d’une partie des habitants de Kalele – en moyenne, 5 à 6 personnes se nourrissent en effet à partir de cette parcelle. Il sert cependant aussi de terrain d’expérimentation et de stage aux élèves de certains instituts techniques agricoles et étudiants de l’option AGROVET de l’Institut Supérieur Pédagogique de Tshikapa et permet ainsi de créer un terrain de formation pour mettre en place des techniques de cultures (choix de terrain, faire le labour, les semis en lignes, la rotation des cultures, le calendrier agricole, etc.)

En tout, trois ménages se composant d’environ 18 personnes travaillent sur le champ de 2000m². Monsieur Mambimbi Kikomba y travaille en tant que fermier tandis que Monsieur Lovua Mujito Dieudonné lui, s’occupe essentiellement de la communication. Outre les trois ménages agricoles, d’autres personnes bénéficient ou bénéficieront indirectement de ces récoltes principalement lors des périodes de semis. Certaines institutions d’enseignement supérieur et universitaire locales, organisant les filières agricoles et vétérinaires sollicitent parfois les semences de qualité tandis que d’autres profitent du champ comme site d’expérimentation.
Les principaux problèmes rencontrés sur le champ sont l’accaparement des terres agricoles par certains exploitants artisanaux de diamant de joaillerie et la dévastation des arbres fruitiers par la cochenille farineuse. D’autres problèmes rencontrées sur le champ sont la faible maîtrise des techniques agricoles par les paysans et petits exploitants agricoles ainsi que la dégénérescence des semences et l’insuffisance des outils agricoles.
Il faut noter que la menace de la cochenille anéantit les efforts de vulgarisation de l’agroforesterie et/ou d’agrumiculture dans les communautés au point que certains exploitants et ménages agricoles abandonnent leurs activités en attente d’une solution face à la prolifération de cet insecte. D’autres se battent encore pour trouver des techniques biologiques pour éradiquer ce phénomène mais ces efforts pourraient se révéler vains car l’Inspection Principale de l’agriculture, pêche et élevage de Tshikapa envisage l’utilisation d’insecticide au début de la saison sèche en mai prochain.
A travers notre coopération et la mise en place d’un champ de 2000m² en République Démocratique du Congo, nos partenaires souhaitent mettre l’accent sur des thématiques telles que l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition des ménages vulnérables au sein de la région, et de manière plus générale et de la lutte biologique contre les insectes et indésirables.

Amelie Dupuy-Cailloux

In Kalelé (DRK) ist die Schmierlaus eine Plage…

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